Brillat-savarin
Mardi 28 août 2007
Dans les années 1930, Henri Androuët, un célèbre fromager parisien eut l’idée de dédier un fromage au fameux gastronome français Brillat-Savarin (1755-1826). L’auteur de la Physiologie du goût n’avait-il pas écrit : « Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un oeil. » (Aphorisme XIV). Une telle sentence méritait bien un fromage! Henri Androuët choisit un double-crème, l’excelsior, qu’il transforma en un triple-crème doux, beurré, flattant le palais… en somme, une pâte évoquant le paradis des gourmets que doit maintenant fréquenter l’illustre maître.
Dégustation
Avouons-le, de nos jours, la teneur en matières grasses et le goût très crémeux du brillat-savarin en font plutôt un fromage d’hiver, même s’il se consomme toute l’année. Il se tartine sur du pain pour le goûter des enfants. Comme il est gros, on peut envisager de le servir en fromage unique pour huit convives. Je vous recommande de le déguster avec du champagne, dont la fraîcheur et le goût pétillant atténuent sa richesse en crème.
Pour conclure, je livre à votre réflexion l’aphorisme VII de Brillat-Savarin : «Le plaisir de la table est de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours ; il peut s’associer à tous les autres plaisirs, et reste le dernier pour nous consoler de leur perte. »