Gris de Lille
Le gris de Lille est d’abord fabriqué comme un maroilles, puis il est plongé dans de la saumure (c’est-à-dire de l’eau salée) pendant trois mois. Autrefois, ce mode de fabrication permettait de le garder plus longtemps. Le gris de Lille était en effet un de ces fromages d’ouvrier qui se conservait et se mangeait avec du pain tout en étant calorique. En général, les mineurs buvaient en même temps du café noir ou du genièvre.
Dégustation
Vous vous en doutez, le gris de Lille développe un goût très puissant, parfois piquant. Quant à son odeur… ce n’est pas un hasard si on le surnomme aussi puant macéré ou puant de Lille : il sent très fort ! Un jour, dans ma boutique, des Américains qui ne connaissaient pas les fromages forts français ont probablement eu le choc de leur vie quand ils en ont goûté un morceau !
N’en déduisez pas pour autant que le gris de Lille est immangeable pour les consommateurs contemporains. Il existe au contraire parmi les gastronomes de véritables amateurs, qui le préfèrent même au maroilles. Personnellement, je lui reproche surtout son manque de finesse : c’est un fromage fort, mais qui ne développe pas de saveur en bouche.
Le gris de Lille se consomme plutôt l’hiver. Quand vous recevez un amateur, sachez que vous pouvez acheter un quart de fromage seulement ; vous lui ferez plaisir, et s’il en reste un morceau à la fin de repas, vous le lui donnerez quand il partira.
Vous avez aussi la possibilité de présenter le gris de Lille en fromage unique… Je vous recommande toutefois de réserver ce genre d’expérience aux amateurs de sensations fortes ! Dans ce cas, allez jusqu’au bout et servez en même temps du café noir ou du genièvre.
10 septembre 2007 à 17:02
Idéal pour placer en été sous les galeries et autres endroits peu accessibles chez la victime choisie. Idéal pour embaumer l’air ambiant de la terrace d’un voisin achalant … A conserver en quantité pour ces nouveaux usages