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	<title>Le guide des fromages &#187; Pâtes persillées</title>
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	<description>Le guide des Fromages, écris par Marie Anne Cantin, Spécialiste et affineur.</description>
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		<title>Roquefort</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Sep 2007 09:45:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pâtes persillées]]></category>

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		<description><![CDATA[Emballé dans un papier métallique mentionnant la marque du producteur, le roquefort est, avec le camembert, l&#8217;un des fromages français les plus connus et les plus exportés dans le monde entier. Il est aussi l&#8217;un de ceux qui ont la plus longue histoire. Pline l&#8217;Ancien, qui vivait au Ier siècle de notre ère, évoque déjà, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/151.Roquefort.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Roquefort','793','639');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.151.Roquefort.jpg" hspace="5" alt="Roquefort" height="77" title="Roquefort" /></a>Emballé dans un papier métallique mentionnant la marque du producteur, le <strong>roquefort</strong> est, avec le camembert, l&#8217;un des fromages français les plus connus et les plus exportés dans le monde entier. Il est aussi l&#8217;un de ceux qui ont la plus longue histoire.<br />
Pline l&#8217;Ancien, qui vivait au Ier siècle de notre ère, évoque déjà, dans le chapitre XI de son <em>Histoire naturelle</em>, « les fromages du mont Lozère et du pays de Gévaudan ». Les Auvergnats affirment que l&#8217;écrivain latin faisait référence au cantal. Mais je suis persuadée, comme la plupart des auteurs, qu&#8217;il s&#8217;agit du <strong>roquefort</strong>. Nous ne saurons toutefois sans doute jamais de façon certaine s&#8217;il faisait allusion à l&#8217;un plutôt qu&#8217;à l&#8217;autre, ou à un troisième encore !</p>
<p><strong>Une naissance légendaire</strong></p>
<p>Dans le monde des fromages, l&#8217;histoire du <strong>roquefort</strong> est l&#8217;une des plus riches qui soient. Une légende romantique explique les conditions de sa naissance. En des temps très reculés, un pâtre aurait abandonné son pain et un morceau de fromage de brebis pour suivre une belle. Revenu quelques jours plus tard, il aurait retrouvé le pain moisi ; quant au fromage, il était recouvert d&#8217;un duvet bleuté. Le pâtre l&#8217;aurait goûté et trouvé bon&#8230; Ainsi serait né le <strong>roquefort</strong> !</p>
<p><strong>Un glorieux cortège d’amateurs</strong></p>
<p>La partie la plus glorieuse de l&#8217;histoire du <strong>roquefort</strong> débuta sous le règne de Charlemagne. De retour d&#8217;une guerre en Espagne, le roi s&#8217;était arrêté chez l’évêque d&#8217;Albi un samedi, qui était alors jour d&#8217;abstinence. Le prélat n&#8217;ayant pas eu le temps de se procurer du poisson, il servit du fromage à son illustre invité. Le roi entreprit alors d&#8217;en ôter toutes les moisissures avec la pointe de son couteau. Rassemblant son courage, l’évêque lui expliqua que les parties qu&#8217;il rejetait étaient les meilleures. Charlemagne goûta et apprécia tant qu’il demanda à son hôte de lui envoyer chaque année deux charges de mulet du fromage à Noël. Mais l&#8217;ecclésiastique fut pris d&#8217;une inquiétude, car le fromage qu&#8217;il avait offert au roi était excellent ; il le prévint donc que les roqueforts qu&#8217;il lui adresserait n&#8217;auraient peut-être pas toujours la même qualité.<br />
Charlemagne lui conseilla de les couper par le milieu afin de reconnaître les bons des médiocres et suggéra de maintenir les fromages coupés avec une broche de bois.<br />
Beaucoup plus tard, au XVIII siècle, Diderot affirma que le <strong>roquefort</strong> était le premier fromage d&#8217;Europe. Voltaire, Chaptal et bien d&#8217;autres auteurs écrivirent sur le <strong>roquefort</strong>. Le gastronome Curnonsky le célébra, décrivant &laquo;&nbsp;l&#8217;odeur puissante de la terre et l&#8217;arôme des prairies ». Quant à Casanova, il le considérait tout simplement comme… un aphrodisiaque !</p>
<p><strong>Une charte pour un monopole</strong></p>
<p>La protection du <strong>roquefort</strong> remonte à la fin du Moyen Age. En 1411, Charles VI signa une charte accordant aux habitants de Roquefort le monopole de l&#8217;affinage du fromage « tel qu&#8217;il est pratiqué de temps immémorial dans les grottes du village de Roquefort ». Dans le sillage de son père, Charles VII renouvela le privilège, qui fut ensuite confirmé par de très nombreux rois, dont François Ier, Louis XIII, Louis XIV et Louis XV.<br />
La cour du parlement de Toulouse édicta plusieurs arrêts protégeant le fromage contre les imitations et confirmant les droits accordés aux fabricants de <strong>roquefort</strong>.<br />
Plus près de nous, le <strong>roquefort</strong> a été reconnu par le jugement du 22 décembre 1921 et par la loi du 26 juillet 1925. Premier fromage à bénéficier d&#8217;une AOC, il est aujourd&#8217;hui le plus protégé de France.</p>
<p><strong>Du lait de provenances diverses</strong></p>
<p>Le <strong>roquefort</strong> est fabriqué avec du lait de brebis cru. Autrefois, les brebis étaient en effet les seuls animaux à pouvoir tirer profit des maigres pâturages des causses de l&#8217;Aveyron.<br />
De nos jours &#8211; contrairement aux caves d&#8217;affinage, qui sont strictement délimitées géographiquement -, le lait peut avoir de multiples origines et être collecté dans plusieurs départements du sud de la France présentant des pâturages assez proches de ceux des Causses. En effet, la production locale est totalement incapable de fournir le lait nécessaire à la fabrication des quelque 17 500 tonnes de <strong>roquefort</strong> produites chaque année (17 716 tonnes en 1998). Une brebis ne donne du lait que durant six à sept mois chaque année, à raison d&#8217;environ 0,5 litre par traite &#8211; soit un total de 100 à 150 litres seulement par brebis pour la période de lactation. Or, il faut en moyenne 4,5 litres de lait de brebis pour produire 1 kilo de <strong>roquefort</strong>. Faites le calcul&#8230;</p>
<p><strong>Affiné à Roquefort-sur-Soulzon</strong></p>
<p>Le plus souvent, le fromage est d&#8217;abord fabriqué sur le lieu de production du lait. Il est ensemencé en <em>Penicillium roqueforti</em> dès le début. Un peu comme il existe de multiples cépages de vin, les souches de <em>Penicillium roqueforti</em> sont nombreuses et donnent aux fromages de multiples nuances de goût.<br />
Parmi les spécifications de l&#8217;AOC, les caves d&#8217;affinage font l&#8217;objet d&#8217;une réglementation très précise. Le <strong>roquefort</strong> doit obligatoirement être affiné à Roquefort-sur-Soulzon, dans les caves fraîches du Combalou. Ce piton calcaire est troué de grottes qui constituent autant de caves naturelles.<br />
A l&#8217;intérieur de celles-ci règne une température constante (entre 7 et 9° C) ; de grandes cheminées naturelles donnant sur l&#8217;extérieur, appelées <em>fleurines</em>, assurent une bonne ventilation.<br />
Une fois que les pains de <strong>roquefort</strong> sont piqués et ensemencés de <em>Penicillium roqueforti</em>, ils sont déposés dans ces caves humides sur des claies. Les courants d&#8217;air permettent aux fromages de bleuir. Il ne reste plus ensuite qu&#8217;à les retourner régulièrement et à les surveiller. Quand on estime que les fromages sont devenus suffisamment bleus, on les enveloppe dans un papier d&#8217;étain pour stopper le développement des moisissures.<br />
L&#8217;affinage se poursuit ensuite pendant au moins trois mois.</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>Compte tenu des différentes souches de <em>Penicillium roqueforti</em>, de la diversité de l’origine des laits et de la variété des techniques de fabrication, on trouve de nombreux roqueforts dans le commerce.<br />
Certains sont très persillés et très gras, avec un goût prononcé. D’autres offrent une saveur beaucoup plus douce et moins persillée.<br />
Entre les deux existe toute une gamme de roqueforts au goût plus ou moins fort, et à la qualité gustative plus ou moins intéressante selon la production.<br />
La moisissure doit être bien répartie dans la pâte, jusqu&#8217;au bord du fromage. Le <strong>roquefort</strong> prend de plus en plus de puissance en vieillissant. Je vous recommande de l&#8217;associer à un rivesaltes ou à un porto vintage.</p>
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		<title>Gorgonzola</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Sep 2007 08:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pâtes persillées]]></category>

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		<description><![CDATA[Situé aux pieds des Alpes lombardes, dans la plaine du Pô, le village de Gorgonzola constituait jadis une étape importante pour les troupeaux de vaches en transhumance, quand ils redescendaient des pâturages d&#8217;altitude. Après avoir marché pendant des heures et des heures, les animaux étaient fatigués, ce qui se dit stracco en lombard et a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/Gorgonzola.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Gorgonzola','798','621');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.Gorgonzola.jpg" hspace="5" alt="Gorgonzola" height="75" title="Gorgonzola" /></a>Situé aux pieds des Alpes lombardes, dans la plaine du Pô, le village de Gorgonzola constituait jadis une étape importante pour les troupeaux de vaches en transhumance, quand ils redescendaient des pâturages d&#8217;altitude. Après avoir marché pendant des heures et des heures, les animaux étaient fatigués, ce qui se dit <em>stracco</em> en lombard et a conduit au terme <em>stracchino di Gorgonzola</em>, ensuite simplifié en <strong>gorgonzola</strong>.<br />
Ce fromage existe au moins depuis le Xe siècle. En ces temps reculés, il était mûri dans les grottes naturelles de la vallée de Valsassina, qui permettaient le développement de la moisissure bleue. Souvent affiné dans des caves artificielles, il est de nos jours produit au sein d’une zone géographique beaucoup plus vaste, qui inclut les provinces de Bergame, Brescia, Côme, Crémon, Cuneo, Milan, Novare, Pavie et Vercelli.<br />
Le <strong>gorgonzola </strong>a obtenu dès 1955 une AOP qui le protège au niveau européen. Par ailleurs, un consortium de défense du fromage a été constitué dans les années 1970.</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>Avec sa chair tendre marbrée de bleu, le <strong>gorgonzola </strong>est vraiment un fromage de fin de repas, tout à fait à sa place sur un plateau au milieu d&#8217;autres pâtes. De fait, il s&#8217;apparente à tous les bleus fabriqués avec du lait de vache, comme le gex ou la fourme d&#8217;Ambert, notamment. Sa saveur est assez relevée.<br />
On utilise également le <strong>gorgonzola </strong>en cuisine. Il entre dans la préparation de nombreuses recettes traditionnelles italiennes, en particulier avec des pâtes et sur des pizzas.</p>
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		<title>Fourme d&#8217;Ambert</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Sep 2007 08:09:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fourme vient du vieux français forme, qui a donné fourmaige, formage, puis fromage. Avant qu&#8217;elles n&#8217;obtiennent une même AOC, la fourme d&#8217;Ambert et la fourme de Montbrison constituaient deux fromages différents. La production de la première faisait dans le Puy-de-Dôme, sur le territoire de cinq cantons autour de Saint-Flour. La seconde était fabriquée dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/Fourme_d_Ambert.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Fourme d'Ambert','798','652');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.Fourme_d_Ambert.jpg" hspace="5" alt="Fourme d'Ambert" height="78" title="Fourme d'Ambert" /></a><em>Fourme</em> vient du vieux français <em>forme</em>, qui a donné <em>fourmaige</em>, <em>formage</em>, puis <em>fromage</em>. Avant qu&#8217;elles n&#8217;obtiennent une même AOC, la <strong>fourme d&#8217;Ambert</strong> et la fourme de Montbrison constituaient deux fromages différents. La production de la première faisait dans le Puy-de-Dôme, sur le territoire de cinq cantons autour de Saint-Flour. La seconde était fabriquée dans la Loire. Depuis qu&#8217;une AOC les a regroupées, les deux fourmes ont tendance à se rapprocher dans leurs saveurs, car leurs méthodes de fabrication ont été uniformisées. Il est encore possible aujourd&#8217;hui de différencier une <strong>fourme d&#8217;Ambert</strong> d&#8217;une fourme de Montbrison, mais jusqu&#8217;à quand ? La fourme de Montbrison traditionnelle est un fromage moins gras, plus sec et donc moins moelleux que sa soeur d&#8217;Ambert. Par ailleurs, sa croûte est nettement plus orangée, moins grise. Quant à la moisissure, elle est moins bleue. Moins de 1% de la production totale de ces deux fromages est désormais réalisée avec du lait cru.</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>La <strong>fourme d&#8217;Ambert</strong> est un bon fromage, doux pour un bleu, avec un goût de persillé particulièrement discret.<br />
Il y a une vingtaine d&#8217;années, la mode était à la fourme d&#8217;Ambert au porto. On prenait une demi-fourme que l&#8217;on évidait partiellement avec une cuillère. On malaxait la chair prélevée avec du porto, et on remettait la pâte obtenue dans la fourme, que l&#8217;on plaçait pendant une journée au réfrigérateur. Le fromage ainsi préparé était servi sur des buffets, tartiné ou à manger à la cuillère. Je crois que cette mode est complètement passée, mais si le coeur vous en dit&#8230;</p>
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		<title>Cabrales</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Aug 2007 08:41:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Fabriqué depuis des temps immémoriaux par les bergers des Asturies, en Espagne, le cabrales est un persillé non ensemencé. Le Penicillium glaucum se développe spontanément dans les fromages entreposés dans des caves naturelles humides et très aérées. Le picon Bejes-Tresviso est un fromage apparenté. Dégustation Recouvert d&#8217;une feuille d&#8217;érable ou de châtaignier, le cabrales est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/209.Cabrales.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Cabrales','793','640');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.209.Cabrales.jpg" hspace="5" alt="Cabrales" height="77" title="Cabrales" /></a> Fabriqué depuis des temps immémoriaux par les bergers des Asturies, en Espagne, le <strong>cabrales </strong>est un persillé non ensemencé. Le <em>Penicillium glaucum</em> se développe spontanément dans les fromages entreposés dans des caves naturelles humides et très aérées.<br />
Le picon Bejes-Tresviso est un fromage apparenté.</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>Recouvert d&#8217;une feuille d&#8217;érable ou de châtaignier, le <strong>cabrales </strong>est toujours assez corsé et piquant. Toutefois, son goût varie d&#8217;une production à l&#8217;autre, car il peut être fabriqué avec n&#8217;importe quel mélange de lait.</p>
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		<title>Blue Stilton Cheese</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 15:35:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cousins Européens]]></category>
		<category><![CDATA[Pâtes persillées]]></category>

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		<description><![CDATA[Très vieux fromage anglais, le blue stilton cheese a acquis depuis fort longtemps une réputation internationale. Son ancêtre, un gros fromage à pâte persillée beurrée et très grasse, était déjà mentionné dans des archives qui remontent au début du XVIIIe siècle. Le fleuron des fromages britanniques Le stilton est très certainement le plus grand fromage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/208.Blue_Stilton_Cabrales.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Blue stilton cheese et Cabrales','1091','797');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="131" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.208.Blue_Stilton_Cabrales.jpg" hspace="5" alt="Blue stilton cheese et Cabrales" height="96" title="Blue stilton cheese et Cabrales" /></a>Très vieux fromage anglais, le <strong>blue stilton cheese</strong> a acquis depuis fort longtemps une réputation internationale. Son ancêtre, un gros fromage à pâte persillée beurrée et très grasse, était déjà mentionné dans des archives qui remontent au début du XVIIIe siècle.</p>
<p><strong>Le fleuron des fromages britanniques</strong></p>
<p>Le <strong>stilton</strong> est très certainement le plus grand fromage britannique d’aujourd’hui. Il a pris le nom d&#8217;une petite ville du comté du Leicestershire, dans le centre de l’Angleterre, mais, de nos jours, la meilleure production provient de Melton Mowbray. La fabrication du <strong>stilton</strong> s&#8217;apparente à celle de la fourme d&#8217;Ambert française. La croûte du fromage est ridée, avec des moisissures grises, et sa pâte présente une jolie couleur crème, veinée de bleu-vert.</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>La saveur piquante du <strong>stilton</strong> est adoucie par la texture beurrée de sa chair. Je vous recommande de le déguster à l&#8217;anglaise, avec du porto. L&#8217;association est extraordinaire. La mode s&#8217;en était d&#8217;ailleurs répandue en France, il y a plus d&#8217;une vingtaine d&#8217;années maintenant, selon la recette suivante (on peut préparer la fourme d&#8217;Ambert de la même façon) : prenez un bon morceau de <strong>stilton</strong> ; creusez-le en son centre, et versez du porto dans la partie évidée ; laissez macérer durant quatre à cinq jours avant de servir. Dans les années 1970, on le dégustait sur des crackers (petits biscuits salés). Aujourd’hui, le <strong>stilton</strong> au porto a quasiment disparu des tables françaises. C’est dommage ! Il est vrai que cette présentation serait sans doute plus adaptée, désormais, pour un buffet ou à l’occasion d’un cocktail.<br />
Outre le porto, les Britanniques dégustent aussi volontiers le <strong>stilton</strong> avec du madère ou du sherry (xérès).</p>
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		<title>Bleu du Vercors-Sassenage</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 15:34:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le bleu de Sassenage est un très vieux fromage dont l’existence remonte au Moyen Age. Ainsi, le 28 juin 1338, la charte du baron de Sassenage autorisait les fermiers fabriquant des fromages sur ses terres à les vendre en toute liberté. Au tout début du XVIIe siècle, l’agronome français Olivier de Serres le cite dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/149.Bleu_de_Vercors_Sassenage.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Bleu du Vercors-Sassenage','793','615');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.149.Bleu_de_Vercors_Sassenage.jpg" hspace="5" alt="Bleu du Vercors-Sassenage" height="74" title="Bleu du Vercors-Sassenage" /></a>Le <strong>bleu de Sassenage</strong> est un très vieux fromage dont l’existence remonte au Moyen Age. Ainsi, le 28 juin 1338, la charte du baron de Sassenage autorisait les fermiers fabriquant des fromages sur ses terres à les vendre en toute liberté. Au tout début du XVIIe siècle, l’agronome français Olivier de Serres le cite dans son <em>Théâtre d’agriculture et ménage des champs</em> paru en 1600.<br />
Il explique notamment que les meilleurs bleus de Sassenage sont ceux fabriqués avec un mélange de trois laits (vache, chèvre et brebis) ; il y a quelques années, un fromager a essayé de faire revivre cet ancien bleu, mais le résultat a été plutôt décevant.</p>
<p><strong>Un nom contestable</strong></p>
<p>Ce fromage a obtenu une AOC en 1998. Il s&#8217;appelle désormais <strong>bleu du Vercors-Sassenage</strong>. Je dois avouer que je suis contre le libellé de cette appellation. Jamais le <strong>bleu de Sassenage</strong> ne s’est appelé bleu du Vercors. Je suppose que les producteurs ont pensé qu’ils donneraient plus de poids à leur appellation s ils y associaient la région du Vercors, plus connue des consommateurs que la petite ville de Sassenage.<br />
Malheureusement, ce nom commercial ne correspond à aucune réalité présente ou passée.<br />
De plus, la confusion est accentuée par une autre source de malentendu possible : il existe en effet une fromagerie nommée L&#8217;Étoile du Vercors, qui, elle, fabrique&#8230; des saint-marcellin !<br />
Celle-ci a d&#8217;ailleurs déposé un recours en annulation de l&#8217;AOC <strong>bleu du Vercors-Sassenage</strong> devant le Conseil d&#8217;État, en arguant du fait que le bleu du Vercors n&#8217;a jamais existé avant 1998.<br />
Affaire à suivre, donc…</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>De nos jours, le <strong>bleu de Sassenage</strong> est fabriqué uniquement avec du lait de vache. Sa saveur douce et assez peu persillée l’apparente au bleu de Gex.</p>
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		<title>Bleu des Causses</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 15:33:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pâtes persillées]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bleu des Causses est fabriqué dans les régions les moins arides des Causses. Il est lui aussi une imitation du roquefort fabriquée avec du lait de vache. Les fromages sont piqués pour être ensemencés en bleu. Leur affinage dure de trois à six mois (soixante-dix jours au minimum). Dégustation Assez onctueux, le bleu des Causses est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/148.Bleu_des_Causses.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Bleu des Causses','783','652');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.148.Bleu_des_Causses.jpg" hspace="5" alt="Bleu des Causses" height="80" title="Bleu des Causses" /></a>Le <strong>bleu des Causses </strong>est fabriqué dans les régions les moins arides des Causses. Il est lui aussi une imitation du roquefort fabriquée avec du lait de vache. Les fromages sont piqués pour être ensemencés en bleu. Leur affinage dure de trois à six mois (soixante-dix jours au minimum).</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>Assez onctueux, le <strong>bleu des Causses </strong>est un peu plus fort que le bleu d’Auvergne. Son goût de terroir est plus prononcé, avec des arômes plus développés. Sa pâte se tient mieux, et elle présente moins de persillé que celle de son frère auvergnat. Ce fromage présente l’avantage d’être fabriqué uniquement avec du lait cru, ce qui garantit ses qualités gustatives. Aussi, quand vous voulez acheter un bon bleu au lait de vache, je vous conseille de choisir un <strong>bleu des Causses </strong>: vous n&#8217;aurez pas de surprise quant à sa qualité. Pourtant, sa production décline régulièrement, et il s&#8217;est fabriqué à peine plus de 1 100 tonnes de <strong>bleu des Causses </strong>en 1998.<br />
A la fin d&#8217;un repas, vous pouvez proposer un plateau de fromages composé uniquement avec des bleus: bleu des Causses, roquefort, bleu d&#8217;Auvergne, fourme d&#8217;Ambert, bleu de Gex. Servez-le avec un rivesaltes ou un porto vintage : l&#8217;association est très réussie, et vous comblerez vos convives -à moins, bien sûr, qu&#8217;ils ne soient tous de piètres amateurs de fromages !<br />
Les restes de bleus peuvent être utilisés en cuisine: salades, sauces, soufflés, etc.</p>
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		<title>Bleu de Termignon</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 15:33:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Très confidentiel, le bleu de Termignon est un caillé recuit fabriqué avec du lait de vache dans le village qui porte son nom. Le fromage n’est pas piqué, et les moisissures qui se forment sont naturelles. Il en résulte une répartition très irrégulière du bleu, avec de grandes parties blanches et d’autres veinées. Dégustation Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/147.Bleu_de_termignon.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Bleu de Termignon','798','633');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.147.Bleu_de_termignon.jpg" hspace="5" alt="Bleu de Termignon" height="76" title="Bleu de Termignon" /></a>Très confidentiel, le <strong>bleu de Termignon </strong>est un caillé recuit fabriqué avec du lait de vache dans le village qui porte son nom. Le fromage n’est pas piqué, et les moisissures qui se forment sont naturelles.<br />
Il en résulte une répartition très irrégulière du bleu, avec de grandes parties blanches et d’autres veinées.</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>Je conseille de déguster le <strong>bleu de Termignon </strong>jeune, à cinq ou six mois d’affinage. Mais certains amateurs le préfèrent plus vieux. Sa saveur est très différente de celle des autres bleus. Il a un goût de lait recuit, avec des arômes de caramel ou de noisette.</p>
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		<title>Bleu de Laqueuille</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 15:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le bleu de Laqueuille est le descendant direct du bleu d&#8217;Auvergne inventé au XIXe siècle par Antoine Roussel &#8211; dont la statue trône sur la place de Laqueuille, dans le Puy-de-Dôme. Aujourd&#8217;hui, seule la laiterie Roussel, installée dans ce village, en produit encore. Dégustation Je fais vieillir ce fromage avant de le proposer à mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/146.Bleu_de_Laqueuille.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Bleu de Laqueuille','804','625');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.146.Bleu_de_Laqueuille.jpg" hspace="5" alt="Bleu de Laqueuille" height="75" title="Bleu de Laqueuille" /></a>Le <strong>bleu de Laqueuille</strong> est le descendant direct du bleu d&#8217;Auvergne<strong> </strong>inventé au XIXe siècle par Antoine Roussel &#8211; dont la statue trône sur la place de Laqueuille, dans le Puy-de-Dôme.<br />
Aujourd&#8217;hui, seule la laiterie Roussel, installée dans ce village, en produit encore.</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>Je fais vieillir ce fromage avant de le proposer à mes clients. Il en résulte un bleu un peu particulier, qui a perdu son humidité. Quand il est très affiné, le <strong>bleu de Laqueuille</strong> a un goût plus corsé que le bleu d’Auvergne.</p>
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		<title>Bleu de Gex</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 15:31:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le bleu de Gex se présente sous la forme d&#8217;un disque épais, avec une croûte marron clair assez dure, obtenue par des brossages réguliers en cours d&#8217;affinage. Sur la surface plane du dessus, le mot Gex se détache, moulé en creux. Le talon du fromage est bombé. Trois noms pour un même bleu Les trois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/145.Bleu_de_Gex.jpg" onclick="ps_imagemanager_popup(this.href,'Bleu de Gex','774','639');return false" onfocus="this.blur()"><img border="0" align="left" width="96" src="http://www.guide-fromages.com/wp-content/uploads/.thumbs/.145.Bleu_de_Gex.jpg" hspace="5" alt="Bleu de Gex" height="79" title="Bleu de Gex" /></a>Le <strong>bleu de Gex</strong> se présente sous la forme d&#8217;un disque épais, avec une croûte marron clair assez dure, obtenue par des brossages réguliers en cours d&#8217;affinage. Sur la surface plane du dessus, le mot <em>Gex</em> se détache, moulé en creux. Le talon du fromage est bombé.</p>
<p><strong>Trois noms pour un même bleu</strong></p>
<p>Les trois noms de l’AOC proviennent de la double origine du bleu du Haut-Jura. Jusqu’au début du XXe siècle, le <strong>bleu de Gex</strong> était produit, comme son nom l’indique, autour de Gex, dans le Haut Jura ; plus à l&#8217;ouest, près de Saint-Claude, le marché du village de Septmoncel commercialisait le bleu de Septmoncel, un fromage très proche. Tous deux ont été réunis sous l&#8217;AOC « bleu du Haut-Jura », qui autorise également l&#8217;utilisation des anciens noms. Toutefois, l&#8217;usage privilégie de plus en plus l&#8217;appellation « <strong>bleu de Gex</strong> ».</p>
<p><strong>Dégustation</strong></p>
<p>Le <strong>bleu de Gex</strong> est un fromage assez particulier, nettement différent du bleu d&#8217;Auvergne, du bleu des Causses<strong> </strong>ou du roquefort. Sa pâte de couleur ivoire est plus ferme, plus compacte que celle des autres bleus. Légèrement veiné d&#8217;un joli bleu tirant vers le gris, le <strong>bleu de Gex</strong> est pourtant lui aussi ensemencé avec du <em>Penicillium roqueforti</em>. Mais il est assez peu piqué, et on ne laisse pas la moisissure se développer trop longtemps.<br />
Ce bleu est fabriqué uniquement avec du lait cru, ce qui garantit sa saveur. Son goût est doux, assez peu corsé. Les meilleurs fromages sont fabriqués l&#8217;été, quand les vaches mangent l&#8217;herbe des pâturages riches en graminées et en fleurs. Ne vous y trompez pas : même s&#8217;il est assez persillé, le <strong>bleu de Gex</strong> est savoureux.</p>
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